Commencer une série et s'arrêter au numéro 499, est-ce bien sérieux ? Si on est arrivé au n°499 c'est qu'on a su  diversifier ses sujets, peut-être trop ? C'est qu'on a pu aligner des mots aux mots, des centaines de mots, sans trop de fautes d'orthaugrafe, sans trop de redites, en essayant lâchement de ne se mettre personne à dos sauf pour certains sujets qui tiennent à coeur, bref ! mon but était de m'amuser et d'amuser ceux qui m'encourageaient à le faire. Et ceci m'a donné un bon public, bon public dans le sens public sympa pas trop exigeant, et prêt à me pardonner quelques faux pas. Et quand je lis parfois quelques commentaires s'inquiétant de mon absence, comment ne pas tenir compte de ces appels qui flattent ma vanité, car je reconnais volontiers en avoir une comme 99% de nos contemporains, sans oublier ceux qui nous ont précédé sur cette terre. Comme la plupart des choses, ce n'est pas en avoir qui est grave, c'est en avoir trop. 

Et soudain une inquiétude me taraude l'esprit, depuis que j'ai quitté cet excellent blog, n'aurais-je pas beaucoup changé ? Au point que certains me lisant maintenant s'écrieraient : Tu aurais mieux fait de rester  absent, on garderait un bon souvenir, etc... Je préfère ne pas développer, ça donnerait des idées à certains qui se creusent le ciboulot pour me balancer quelques vérités ( de leur point de vue bien sûr). Et ainsi naît le doute, le fameux doute qui m'a poursuivi toute ma pauvre vie et m'a empêché d'accomplir de grandes choses, et s'il y a une chose dont je ne doute pas une seconde, c'est que je suis  apparu ici bas pour une destinée grandiose, et si elle n'est pas encore réalisée, c'est qu'elle prend son temps, elle pense avoir le temps, je lui ferai simplement remarquer qu'elle ne doit pas trop tarder.

Donc, pour ne pas décevoir ces amis qui m'ont fait l'honneur et l'amitié de me lire, de m'attendre , de se souvenir encore du vieillard cacochyme que je suis tout doucement en train de devenir, et qui m'ont donné tant d'occasions d'intervenir, m'ayant ainsi permis de partager quelques vérités philosophiques. Quand on a la chance d'avoir des lecteurs de ce niveau, il est criminel d'arrêter. Ne penser qu'à son petit confort personnel quand on a une tâche aussi exaltante à réaliser, hisser vers la lumière des dizaines, peut-être même des centaines de personnes avides de donner à leur vie pourtant bien remplie pour la plupart, ce petit supplément d'âme, de bienveillance et d'amour de la vie, d'indulgence pour leurs semblables qui ne sont pourtant comme nous, que des êtres contaminés par leur environnement où la force brutale et le pouvoir de l'argent sont les outils indispensables pour acquérir la force brutale et le pouvoir de l'argent...

Il est peut-être temps que je m'arrête pour ce premier retour, soyons raisonnable. Je vais réfléchir à quelques sujets aptes à dérider quelques fronts soucieux ou à assouplir quelques zygomatiques qui commencent à gripper. Quand on voit l'Etat du monde, il doit y en avoir des sujets de rigolade. Ne désespérons pas. A bientôt les ptits loups... de mer !